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Expo Calder, le roi du fil de fer, un bon goût d’enfance

Rêver en équilibre

Une exposition à vivre comme un moment de grâce suspendu au-dessus des troubles du temps. Avec celui que l’on surnomme le roi du fil de fer, le public peut se laisser aller à une joie pure qui vient de l’enfance. Un demi-siècle de création et 300 œuvres dont la finesse n’impose pas son exigence, un art qui semble si simple et facile qu’il n’écrase et n’exclue personne. Qui donne même envie de créer.

Un évènement en soi, une richesse de création foisonnante

Pour les 100 ans de l’arrivée de l’américain Calder à Paris en 1926, voici une rétrospective d’ampleur, un évènement en soi : depuis les petits miracles de son cirque de bouts de ficelles, de bric et de broc, jusqu’à ses stabiles monumentaux, en passant par les fameux « mobiles » dont le nom lui a été soufflé par Marcel Duchamp. Car avec cette exposition, c’est toute une époque de foisonnement créatif qui se réveille pour nous. C’est par exemple suite à une véritable révélation survenue dans l’atelier de Mondrian que Calder passe à l’abstrait et ne cesse ensuite de l’explorer.

L’évocation de toute une époque

Calder mène toute sa recherche de front dans une émulation avec ses compagnons artistes de l’époque, la présence de toiles emblématiques de Mondrian, Duchamp, Miro, Leger et Jean Arp en témoigne. Une exposition complète et intelligente où l’on ressent l’esprit de l’époque, les éternels va et vients créatifs qui stimulèrent toute une génération d’artistes de nombreux domaines : trois fils de fer et voici une Joséphine Baker qui apparait. Plus étonnant encore, le visage de Kiki de Montparnasse, reconnaissable au premier coup d’œil.

Une douceur qui fait du bien

Mais les œuvres abstraites sont sans doute les plus puissantes, on en comprend la complexité du travail et cela augmente notre plaisir à les regarder bouger doucement dans l’air des salles d’exposition. Dans les sculptures abstraites, Calder est allé jusqu’à une épure extrême qui fait du bien, on ressent une paix bienvenue à se laisser porter et flotter avec ces formes simples et équilibrées.

De la joie pour toustes

Les enfants se régaleront autant que les adultes. Une magnifique exposition pour tous les âges de la vie. Un travail joyeux !

By Anne Vassivière

Jusqu’au 16 août à la fondation Louis Vuitton.

Réservations 

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Anne

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