Un vestiaire à soi : quand les femmes conquièrent leur liberté par le vêtement
Exposition » Un vestiaire à soi, Féminités dissidentes au 19ème siècle «
Au Palais Galliera : Une exposition exceptionnelle
Palais Galliera, musée de la Mode de Paris
10, Avenue Pierre Ier de Serbie 75116 Paris
Le vestiaire féminin s’approprie le pouvoir masculin
Cette exposition exceptionnelle retrace un siècle de lutte dissidente pour trouver la liberté par le vêtement. De l’anglomanie du 18ème qui adopte le spencer, symbole masculin, au costume d’amazone pour cavalières achetés chez les « tailleurs-amazoniers », la jupe longue cache de moins en moins le pantalon.
L’adoption de la pratique du vélo pour les femmes accélère le processus : fin 19ème, ce moyen de transport constitue un véritable tournant vers l’autonomie à plus d’un titre. La culotte de cycliste déborde bientôt le simple usage sportif, les Amazones modernes la portent pour travailler.
Des symboles de pouvoir
Les emprunts affirmés des femmes au vestiaire masculin vont par delà le travestissement, il s’agit d’une prise de pouvoir sur soi-même et sa propre vie.
Les femmes qui défendent les barricades de La Commune portent pantalons, d’autres piochent dans les attributs masculins: cols, plastrons, cannes, montres, cravates, noeuds papillons, manchettes, monocles, parapluies, bottes, chapeaux, haut de forme compris, accessoires pour fumer…autant de prises de pouvoir de femmes aspirant à la liberté. Qu’elles soient lesbiennes ou pas.
Une multitude de figures féminines
Des femmes demandent auprès de la police des autorisations pour porter pantalons. Ces » permis de travestissement » sont autorisés ou refusés, certaines passent outre cet interdit. Rosa Bonheur a un permis, George Sand non. Cette dernière persiste.
D’autres femmes sont prises en exemple, qui firent voler en éclat les partitions vestimentaires genrées: la Princesse Murat, figure mondaine de la Belle Époque, Cléo de Mérode, Marie-Antoinette Lix, femme lieutenant contre la Prusse en 1870, mais aussi des anonymes, Communardes, cantinières de la garde impériale et autres inconnues
Vive les femmes !
Exposition » Un vestiaire à soi, Féminités dissidentes au 19ème siècle «
Au Palais Galliera : Une exposition exceptionnelle
Jusqu’au 14 Février 2027
Palais Galliera, musée de la Mode de Paris
10, Avenue Pierre Ier de Serbie 75116 Paris
By Anne Vassivière





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