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B.R.E.T.O.N.S : le rock celtique en fusion entre tradition et énergie brute

B.R.E.T.O.N.S s’impose comme l’un des visages les plus énergiques du rock celtique actuel. Porté par une identité forte et un attachement assumé à ses racines, le groupe fusionne avec intensité guitares saturées, rythmiques percutantes et héritage musical breton et plus largement celtique.

Chantant en breton, en français et en anglais, B.R.E.T.O.N.S construit un univers à la fois festif

et engagé, où les récits historiques côtoient des thématiques sociales contemporaines.

Leur musique, pensée pour le live, se distingue par u

ne puissance fédératrice qui transforme chaque morceau en véritable hymne.

Avec leur deuxième album D.A.O.U (“deux” en breton), le groupe franchit un cap : plus dense, plus rock et sans concession. Entre compositions originales, influences traditionnelles et reprises revisitées, B.R.E.T.O.N.S affirme une signature sonore moderne tout en revendiquant un héritage culturel pluriel.

Un pied dans la tradition, l’autre dans l’énergie brute du rock, B.R.E.T.O.N.S incarne une scène en mouvement, vibrante et résolument tournée vers le partage.

INTERVIEW

B.R.E.T.O.N.S : “D.A.O.U, c’est d’abord une fête… mais pas que”

Rendez-vous à l’Idol Hotel, écrin arty et musical du 9ᵉ arrondissement de Paris. C’est ici, la veille de leur concert, que nous retrouvons B.R.E.T.O.N.S pour une rencontre à leur image : chaleureuse, vivante et sans détour.

Entre énergie rock, héritage breton et messages engagés, le groupe affirme une identité forte avec son nouvel album D.A.O.U.

La Parizienne : Votre musique est festive, mais aussi engagée. Vous vous voyez comme des porte-paroles ?

Oui, complètement. On est sur scène pour véhiculer un message. À notre échelle, on choisit de défendre des choses qui nous tiennent à cœur.

Que ce soit avec “Idiocratie”, qui parle d’écologie, de politique et de l’état du monde aujourd’hui, ou avec “Penn Sardin”, inspiré du combat des sardinières, on prolonge ces luttes-là à notre manière.

Donc oui, même à notre niveau, on est des porte-paroles.

Qui écrit vos morceaux ?

On fait majoritairement des reprises de morceaux celtiques, parfois très anciens, traditionnels, ou plus récents.

Mais sur D.A.O.U, il y a aussi des compositions originales :

  • Gweltaz a écrit un titre,
  • Julien, l’autre guitariste, en a composé un également,
  • et Gweltaz a aussi écrit “An Holl a Gevret”, qui veut dire “tous ensemble”.

C’est un morceau avec un message fort : des voix différentes, des langues différentes, des habitudes différentes… mais une envie de vivre ensemble.

C’est peut-être un peu naïf, mais ça fonctionne.

Si D.A.O.U était une expérience, ce serait plutôt une fête, une révolte ou une transmission ?

D’abord une fête.

Une vraie fête, pour nous comme pour le public. Et ensuite, à travers ça, on transmet des messages, on parle de plein de choses. Mais la base, c’est vraiment le partage.

Être un groupe breton en 2026, c’est une identité, un combat ou une force ?

La Bretagne est un territoire où la culture est extrêmement vivante, et ça depuis longtemps.

Que ce soit en musique traditionnelle ou en rock, il y a une richesse incroyable. Quand on tourne ailleurs en France, on voit la différence : le nombre de festivals, de groupes…

C’est une vraie force.

Question plus légère : si D.A.O.U était un breuvage breton ?

Du cidre ! Plus doux… mais toujours festif. Vive la pomme !

Vous êtes nombreux sur scène… ça ressemble à quoi au quotidien ?

On est 14 sur scène et 19 sur la route… c’est une colonie de vacances !

Mais au final, plus on est nombreux, plus c’est simple. Chacun fait des concessions, et aujourd’hui on a trouvé un vrai équilibre.

Votre public, il ressemble à quoi ?

À tout le monde !

Des Bretons, des Parisiens, des rockeurs, des punks… C’est très fédérateur. De 7 à 77 ans, tous styles confondus. On mélange traditionnel, rock, punk, festif… Bon, pas encore de salsa ! (rires)

Ce soir, place à la scène

B.R.E.T.O.N.S sera sur scène ce samedi 25 Avril à Paris, au Café de la Danse, précédé du groupe Hemesie.

Une chose est sûre : entre fête, engagement et communion avec le public, le live s’annonce intense.

Le “test Nadine” de fin d’interview : 3 animaux pour définir le groupe ?

Petit exercice improvisé (et validé dans la bonne humeur 😄) :

  • le 1er animal, c’est comment ils voient le groupe,
  • le 2ème, comment les autres les perçoivent,
  • et le 3ème, ce qu’ils sont vraiment…

Après une courte (et joyeusement chaotique) concertation :

  • L’hermineleur vision d’eux-mêmes : fiers de leurs racines bretonnes, élégants… et clairement pas prêts à les lâcher.
  • Le louple regard des autres : une meute soudée, puissante, un peu impressionnante… mais qu’on a envie de suivre dans la nuit.
  • La cigalela vérité : des bosseurs… qui adorent faire la fête et chanter à tue-tête.

Un mix plutôt fidèle : entre identité, collectif et plaisir — avec, visiblement, une légère tendance à préférer la scène à l’hiver

Le Collectif B.R.E.T.O.N.S : 

Guinou – guitare banjo chant (itw)
Gygy – cornemuse flûte
Gweltaz – chant (itw)
Mc Zegoc – chant
Fred – guitare
Brieuc – bombarde chant
Kevin – batterie
Youyou – guitare
Antho – cornemuse
Jessica – violon chant (itw)
Florian  – basse
Tony – batterie
Fred – guitare (itw)
Nico – talabardeur

GALERIE PHOTOS CONCERT CAFÉ DE LA DANSE

Au Café de la Danse, B.R.E.T.O.N.S n’a pas simplement donné un concert… ils ont déclenché une véritable montée en température. Dès les premières notes, le public – déjà chaud bouillant – s’est transformé en chœur géant, entre danse, chants et communion collective.

Et puis il y avait lui. Impossible de le rater. Le drapeau breton. Pas discret, pas timide : omniprésent, presque en mission officielle. À ce niveau-là, ce n’était plus un accessoire, mais un membre du groupe à part entière. On jurerait qu’il connaissait les paroles.

Entre énergie rock, riffs incisifs et envolées celtiques, la salle vibrait à l’unisson. Un concert comme une fête sans filtre, où l’on chante, on saute… et où plane un esprit digne des Dropkick Murphys, version bretonne, ancrée et furieusement vivante.

By Dominique Planche

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