MusiquePortraits et Interviews

Merlot l’Enchanteur et son coq magique en « Business Classe »

Merlot sera le 13 Novembre à la Boule Noire
120 Boulevard de Rochechouart 75018 Paris
T : +331 49 25 81 75
Métro Pigalle ou Anvers
http://www.laboule-noire.fr/

Quelques photos de Merlot le 13 Novembre à la Boule Noire

© Planche photos

 

120 Boulevard de Rochechouart 75018 Paris
T : +331 49 25 81 75
Métro Pigalle ou Anvers
http://www.laboule-noire.fr/

Merlot

Je ne connaissais pas la musique de Merlot. Enfin si, j’avais certaines de ses chansons dans l’oreille mais sans faire le rapprochement avec lui.
J’y suis quand même allée pour 2 raisons.
D’abord, j’avais une invitation au concert de la part de Xavier Chezleprêtre qui se trompe rarement et qui me l’a chaudement recommandé. Par ailleurs, j’avais lu un texte d’Olivier Cachin sur Merlot (voir ci-dessous) et, en bon sommelier musical qu’il est, je sais qu’il sait reconnaitre un bon cru.

Merlot-scotch-rouge-planche-com

La Boule Noire

Ce soir-là, après avoir regardé son clip « Business », je découvre ce rasta-rappeur blanc sur scène. Le quatuor basse/ guitare/ batterie est accompagné d’un coq perché sur un clavier. Jean, basket, veste et cravate colorées, un sourire et une présence de fête, le concert m’emballe.
Il est beaucoup moins vulgaire en vrai que sur sa pochette tape à l’œil.
Il enchaine ses chansons, exclusivement en français, en sautant, dansant, riant entraînant son public ami, qu’il fédère autour de sa joie communicative jusqu’à la dernière seconde. Il chantera les titres de son dernier album : Business Classe.

L’interview

Quelques jours plus tard, Manu Merlot arrive avec une heure de retard à notre rendez-vous.
Il me présentera ses excuses et devant un café, je pourrai l’interviewer.
Je lui demanderai pourquoi il s’est fait moche sur la pochette de son nouvel album parce qu’en vrai, il est beaucoup mieux.
Il me répondra par une question : « Pourquoi faut-il toujours faire le beau devant un appareil photo ? ». Ben oui pourquoi ?
Merlot accessible, Merlot timide, j’apprendrai qu’il a voté Hollande pour ne pas voter Sarkozy, que ses tendances politiques sont plus « coco » (rico) qu’autre chose, qu’il ne supporte pas que des chanteurs français chantent en anglais (le coq sur le piano en est le symbole) et « qu’il faut être fier de sa langue car le français est une belle langue! ». J’apprendrai aussi qu’il fait de la musique parce que c’est « le meilleur moyen d’avoir des amis et des nanas » et qu’il aime la simplicité.
Merlot est comme un personnage de BD, qui nous raconterai, depuis sa bulle juchée sur un vélo, des histoires sur Les Parisiennes, Neuilly, un Vieux Chanteur etc.
En bon musicien expérimenté, Merlot l’Enchanteur met de la magie dans son tour de chant pour le plus grand bonheur des petits et des grands.
Merlot, enchantée et bonne tournée !
Par Dominique Planche

Découvrez « Hello » le clip de Merlot extrait de l’album « Business Classe »

Article d’Olivier Cachin

Merlot ? Pour les connaisseurs du reggae français du début du 21ème siècle, ce natif d’Ivry fut d’abord « Manu de Baobab ». Baobab, un groupe qui a eu le privilège d’aller enregistrer son second album à Kingston, avec les fines lames du son jamaïcain. « C’était comme un aboutissement », se souvient Merlot, « mais du coup, je me suis rendu compte que j’avais envie d’être plus proche de là d’où je venais, de ma banlieue. Je voulais parler de ce que je connaissais bien plutôt que de choses qui ne m’appartenaient pas. J’ai commencé à réfléchir à ça en revenant de la Jamaïque. Le groupe s’est séparé peu de temps après, et j’ai enchaîné avec un album solo ».

Le Merlot cuvée solo 2008, Chansons D’Amour… Et De Haine, est donc un disque « ethnocentré », enregistré « à la maison » dans une ambiance bricolo de bon aloi. On y trouve le titre « Loser », une reprise de Boby Lapointe (« Ça Va, Ça Vient »), « Mademoiselle » et le très lacrymal « Un Ami ». « Ça a bien marché, c’est un peu passé en radio et ça m’a encouragé à continuer, à décrocher avec le reggae. J’ai rencontré d’autres musiciens. On a tourné trois ans moi et Cédryck Santens, avec qui j’ai sympathisé après l’aventure Baobab. On a fait 150 concerts, une comédie musicale avec Jamel Debbouze qui est encore dans les tiroirs, des musiques pour la télé et le cinéma… On explorait d’autres facettes ».

Pour le deuxième album solo, Merlot veut se donner le temps. Il n’est pas sûr de toujours vouloir faire le clown dans le grand cirque de la chanson, il veut avoir envie, vraiment. Alors il continue ses explorations, et il fait aussi des rencontres. Le Sacre Du Tympan, notamment. « Des mecs qui font ce que j’appellerais de la grande musique. Ça m’a vraiment botté. J’ai commencé à écouter des big bands, du Duke Ellington. J’ai kiffé West Side Story. On a vachement été inspirés par les musiques de Walt Disney, un mélange américain incroyable qui pioche partout, très riche. J’ai compris que chanter à tout prix, ça n’est pas toujours le plus important. J’avais envie de moins chanter fort, de faire autre chose. J’aime bien l’idée de ne plus faire du groove à tout prix, d’aller chercher l’inspiration chez Tom Waits, Dutronc, Leonard Cohen. Donc c’est moins dans la performance, c’est plus intellectuel, basé sur ma personnalité ».

Bref, Merlot a retrouvé la foi et a rassemblé des compositions fortes. Il ne lui manque plus qu’un réalisateur. Ce sera Régis Ceccarelli, avec qui le courant passe instantanément. « On s’est retrouvé à son studio, Badabing, avec Jean-Pierre, un super ingé qui est un pote à lui, et ça a été très vite. On a bavardé, rigolé, c’était détendu. J’aime les bons moments, je ne refais pas mille fois les prises, il fallait trouver le bon moment pour faire les voix, et Régis a su faire ça ».
Le résultat de toutes ces aventures, de toutes ces rencontres, de toutes ces remises en question, c’est Business Classe, un disque aussi inclassable qu’attachant. Un album drôle et mélancolique, nostalgique et visionnaire, plein de chansonnettes à plusieurs niveaux de lecture. Avec quelques traces de groove ici et là (on ne se refait pas, en tout cas pas complètement), et surtout un talent de plume et de chant qui en font l’une des plus agréables surprises de la rentrée 2012.
Olivier Cachin

http://www.facebook.com/merlotofficiel

et pour acheter l’album sur itunes : https://itunes.apple.com/fr/album/business-classe/id568744613

Label : http://www.play-on.fr/

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La PariZienne

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1 Comment

  1. […] pour la pariZienne que je suis A suivre… Helena Noguera, Projet Césaire, Sirius Plan et Merlot ont chantés dans les Cafés Culture du centre-ville de Nantes. Mais mon artiste à moi, le plus […]

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