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Olympe de Gouges chantée et racontée par Nicole Rieu et Marie-Christine Descouard, au théatre de l’Essaïon au mois de Janvier 2014

Le 23, 24 et 25 Janvier 2014
Théatre de l’Essaïon

6 Rue Pierre au Lard, 75004 Paris
Réservations :+33 142 78 46 42

« Lorsqu’il y a 6 ans, j’ai commencé à écrire l’album « Femmes », j’ai cherché des femmes remarquables, oubliées par la postérité (« Femmes, grâce aux combats desquelles je peux chanter debout… »).
En premier lieu, j’ai rencontré Olympe de Gouges dont j’avais entendu le nom sans savoir véritablement … bien sûr !
Alors j’ai commencé à chercher les (trop rares) livres qui lui étaient dédiés et plus je suis entrée dans son œuvre, plus cette femme m’a fascinée par son courage, son obstination, son talent, ses idées humanistes et d’avant garde, sa modernité.
J’ai eu envie de créer un spectacle en deux parties l’une se situant dans les écrits de cette femme du 18ème siècle et l’autre dans notre 21ème débutant.

OLYMPE DE GOUGES :
J’ai fait appel à une comédienne, Marie Christine Descouard, pour lire des extraits des œuvres nombreuses et denses d’Olympe de Gouges.
La partie musicale me revenant, j’ai intégré au concept, des chansons aux thèmes déjà abordés par Olympe comme la place des femmes bien sûr mais aussi l’esclavage (sous sa forme « moderne » et malheureusement actuelle).
Olympe de Gouges s’adressait à nous « Femme, réveille toi… »
Qu’en est-il de toutes ses idées sociales et humanistes plus de deux siècles après sa mort ?
Olympe , réveille-nous…  »
Par Nicole Rieu, 2013

OLYMPE DE GOUGES, UNE MILITANTE FÉMINISTE

Née en 1748 à Montauban d’un père boucher ou, d’après ses dires, du noble Le Franc de Pompignan, Marie Gouze monte à Paris en 1766, après son veuvage, et, sous le nom d’Olympe de Gouges, se lance dans une carrière littéraire tout en partageant la vie de Jacques Biétrix de Rozières, un haut fonctionnaire de la marine. Auteur de nombreux romans et pièces de théâtre, elle s’engage dans des combats politiques en faveur des Noirs et de l’égalité des sexes.

A cette époque où la femme était, soit une intrigante, soit une mère de famille très discrète, on ne peut qu’admirer le courage et la détermination d’Olympe de Gouges.

Son écrit politique le plus célèbre est la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (septembre 1791), véritable manifeste du féminisme adressé à Marie-Antoinette. Prenant pour modèle la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, elle affirme que « la femme naît et demeure égale à l’homme en droits » (art. 1er).

À la suite de Condorcet, qui avait rédigé l’année précédente le traité Sur l’admission des femmes au droit de cité, elle considère que la femme détient des droits naturels au même titre que l’homme et doit pouvoir participer en tant que citoyenne à la vie politique et au suffrage universel. Olympe de Gouges revendique également pour les femmes la liberté d’opinion et la liberté sexuelle : à ce titre, elle réclame la suppression du mariage et l’instauration du divorce.

Sur le plan politique, d’abord attachée à une monarchie modérée, puis républicaine, elle rejoint les Girondins et, convaincue que les femmes doivent jouer un rôle dans les débats politiques, propose à la Convention d’assister Malesherbes dans sa défense du roi Louis XVI en décembre 1792, qu’elle juge fautif en tant que roi mais non en tant qu’homme. Toutefois, sa demande sera rejetée au motif qu’une femme ne peut assumer une telle tâche. C’est cet épisode malheureux que rappelle la légende manuscrite de l’aquarelle anonyme représentant Olympe de Gouges assise sur un fauteuil de style Louis XV, un livre à la main. Très fluide et transparente, cette aquarelle rehaussée de mine de plomb et le fond de paysage simplement esquissé annoncent le romantisme à venir.

En 1793, lors de la Terreur, Olympe de Gouges s’en prend à Robespierre et aux Montagnards qu’elle accuse de vouloir instaurer une dictature et auxquels elle reproche des violences aveugles.

Femme très courageuse pendant la période de la Terreur, elle était de la même trempe que Manon Roland et Térésa Tallien qui se sont opposées à Robespierre. Elles ont fini par l’avoir, les deux premières à titre posthume. Térésa Tallien avait alors été surnommée par le petit peuple « Notre Dame de Thermidor » pour avoir contribué à la chute du tyran.

Après l’insurrection parisienne des 31 mai, 1er et 2 juin et la chute de la Gironde, elle prend ouvertement parti en faveur de celle-ci à la Convention. Arrêtée le 20 juillet 1793 pour avoir rédigé un placard fédéraliste à caractère girondin, Les Trois Urnes ou le Salut de la Patrie, elle sera jugée le 2 novembre et exécutée sur l’échafaud le lendemain.

Une médiathèque Olympe de Gouges existe depuis 1975 à Strasbourg.
Le palais de justice de Caen a donné le nom d’Olympe de Gouges à une de ses salles d’audience
Un pas de plus, espère Nicole Rieu, pour qu’elle rentre au Panthéon.
Il y a un théâtre Olympe de Gouges à Montauban
Une association; le Cercle de la Tapisserie d’Aubusson « La tenture Olympe de Gouges » a son site http://www.OlympedeGouges.com et est une Suite de 17 tapisseries d’Aubusson mettant en lumière les 17 articles de la «Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne» rédigée en 1791 par Olympe de Gouges.

Bibliographie
Olivier BLANC, Marie-Olympe de Gouges. Une humaniste à la fin du XVIIIe siècle, Paris, René Viénet, 2003.
Marie-Paule DUHET, Les Femmes et la Révolution, 1789-1794, Paris, Gallimard, coll. « Archives », 1979.
Dominique GODINEAU, Citoyennes tricoteuses. Les femmes du peuple à Paris pendant la Révolution française, Aix-en-Provence, Alinéa, 1988, 2e éd., Paris, Perrin, 2003.
Sophie MOUSSET, Olympe de Gouges et les droits de la femme, Paris, Pocket, 2006.
Jean-René SURATTEAU et François GENDRON, Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, P.U.F., 1989.
Jean TULARD, Jean-François FAYARD et Alfred FIERRO, Histoire et dictionnaire de la Révolution française, Paris, Laffont, 1987.

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2 Comments

  1. Brigitte Dubot
    18 octobre 2013 at 11 h 58 min — Répondre

    Merci de remettre « au goût du jour » Olympe de Gouges.

  2. […] Nicole Rieu repart à travers la France pour présenter son nouveau spectacle musical “OLYMPE, REVEILLE-NOUS”. Les premières représentations auront lieu les 23, 24 et 25 janvier 2014 au Théâtre de […]

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