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Le dernier chômeur de Didier Audebert

Paris, le 21 Février 2017

Didier arrive tout bronzé avec un large sourire à notre rendez-vous.

Légèrement en retard mais pas trop, juste ce qu’il faut pour que je sois encore plus contente de le voir, il a entre ses mains LE fameux livre qui fait actuellement un buzz. Je suis curieuse d’entendre l’histoire de sa création…

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INTERVIEW 

 Ce n’est pas ton premier livre…

Non, en effet. J’en ai fait plusieurs dont deux 2 qui ont durée 7 ans.

Souvenirs pour Mémoire en 2009 et Souvenirs souvenirs en 2013 par les Editions du Cherche Midi

C’est en tout 144 témoignages de personnalités françaises qui relatent le souvenir qui a marqué leur destin. Ces deux livres sont un hommage pour les gens qui  n’ont plus de souvenir. Une partie de la recette a été reversé pour la recherche pour Alzheimer :

L’ ICM (institut du cerveau et de la moelle épinière) créée par Jean Todd et pour la Fondation Claude Pompidou dont je gère maintenant la communication à l’année.

D.P. : Pourquoi as tu écrit « Le Dernier Chômeur » ?

D. A : Au début, c’était un synopsis pour le cinéma et j’avais écrit une cinquantaine de pages, j’avais un agent qui la fait lire a pas mal de Prod’ qui étaient intéressés. Comme ça tardait a donner une avance à l’écriture, je me suis dit que j’allais faire le roman.

C’est ce que j’ai fait. Après avoir écrit 370 pages, j’ai eu la chance d’avoir un éditeur exceptionnel : Albin Michel, qui a signé ce roman et l’a mis en objectif numéro 1 de ce début 2017.

Il arrive à point : 3 mois avant les élections présidentielles même si l’histoire ne se situe pas en France mais dans un pays européen que je n’ai pas identifié.

Avec toutes ces actualités françaises politiques ennuyeuses, je me suis dit qu’il fallait un livre où toutes les valeurs du travail qui représentent une très grande partie de notre vie soient traitées avec humour.

C’est un président qui veut le travail à tout prix dans un pays où il n’y a plus aucun chômeur mais il en reste un dernier qu’il veut remettre au boulot.

Cet anarchiste de l’emploi est pourtant passé par le réveil qui sonne le matin mais après avoir perdu son travail, il choisi d’écouter la rivière qui coule en s’isolant dans un village entouré d’une nature magnifique.

Te reconnais-tu dans ce personnage ?

Moi qui travaille beaucoup… Tout le monde se demande régulièrement pourquoi il se réveille. pourquoi il va au travail, pourquoi le métro, le stress d’arriver en retard. Qu’est ce qui nous pousse à aller travailler à part l’argent ? On se pose tous la question de cette dualité entre vivre pour soi avec tous nos instincts naturels ou pour paraitre dans une société où le regard de l’autre est prioritaire.

C’est donc une réflexion sur le travail aujourd’hui ?

Oui. Par exemple, ça me fait rigoler d’entendre François Fillon et les emplois fictifs car ça a été évoqué dans les années 70 ! Ou les politiques qui emploient leur famille, parce que ça existe depuis la nuit des temps !

Les puces qui grattent que les entreprises mettent sous la peau de leurs employés pour le géolocaliser sont aussi évoquées dans ce livre. tous ces sujets sont traités avec recul et humour ce qui en fait une comédie.

Ressort-il un parti politique dans ton livre ?

Absolument pas. Je suis le premier à vilipender les journalistes qui prennent position sur des chaines comme TF1 ou France 2. Ca me choque. En tant que téléspectateur qui écoute les informations de 20h, je n’ai pas envie de connaitre les sentiments ou opinions politiques du journaliste qui parle.

En France, cette éthique n’est absolument pas respectée.

Ce livre n’a aucun partie politique, il est porté sur le futur, l’arrivée de la robotique, avec un des conseillé du ministre qui est un robot. Je me suis intéressé aux solutions pour le plein emploi dans le monde entier et plusieurs d’entre elles apparaissent dans ce livre. Ce qui n’est pas possible d’appliquer en France avec tous ces politiques qui dépensent sans compter l’argent qu’il faudrait pour la rénovation de leur maison de campagne ou pour leur famille.

Quand seront-ils aux service du citoyen plutôt qu’à leur service à eux ?

Dans quel état te mets-tu pour écrire ? Tu te bourres la gueule ? Tu préfères t’isoler ?

J’habite à Paris et lorsque je passais dans le quartier Beaugrenelle, je voyais mon ami Bernard Werber (Les Fourmis – 1991 chez Albin Michel) qui se mettait toujours à la même place, dans un café pour écrire son livre. Moi aussi, c’est mon meilleur endroit pour écrire lorsque je suis dans un café, entouré par des gens que je regarde sans trop les voir. Je suis concentré sur mon histoire et je fais ça 1 à 2 heures tous les matins sauf pendant les vacances, les RTT ou mon temps de pose obligatoire (sieste) 🙂

Propos recueillis par Dominique Planche à l’Hôtel La Comtesse

Cette histoire nous fait du bien. Les répliques sont à mourir de rire. Le fantasme des politiques sur le plein emploi et la caricature de ses incongruités pas si lointaines que ça nous font relativiser le grotesque de nos actualités. Alors Didier, Président ! et vivement le film! Un conseil : adopteledernierchomeur.com 🙂

« Le dernier chômeur » sort en Suisse, en Belgique et au Canada dans quelques jours. Une école planche sur le sujet et une classe d’élèves de 18 à 21 ans travaille sur la promotion du livre sur les réseau sociaux. 

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QUI VERRAIS-TU COMME ACTEUR POUR LE DERNIER CHÔMEUR ?


> « Le Dernier Chômeur » – Editions Albin Michel à la Fnac

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