MusiquePortraits et Interviews

Clotilde Courau, Princesse de sa voix


Interview de Clotilde Courau qui nous parle de son aventure musicale : son obsession.

Le 13 Mars 2012, j’ai rendez-vous avec Clotilde à l’Hôtel Intercontinental, rue Scribe à Paris.
Elle est dans sa chambre et je la retrouve.
Malgré un petit soucis au visage qui lui interdit momentanément toute photo de face, elle accepte la présence de ma caméra, comme elle s’y était engagée.
Nous allons faire l’interview de profil et parfois lorsqu’elle sera complètement dans ce qu’elle me répond, oubliera qu’elle ne veut pas être de face.
J’aime la regarder, féline, fragile et si forte !
Le 28 Mars 2011, j’ai rendez-vous à Rouen, au Sillon exactement dans la petite ville de Grand-Couronne où, marraine des Transeuropéennes, elle chante toute seule accompagnée de son équipe (Clément à la guitare, Pity au piano, Dakou à la batterie, Camille au son et Eric-Michel Lafon, son ami et manager).
Aujourd’hui, lorsque je vois les vidéos et photos que j’ai prises, je me dis que c’est frappant comme Clotilde Courau a une multi-personnalité.
Pro, maman, princesse, femme fatale, femme-enfant, fragile, redoutable et chanteuse.
J’oublie d’autres facettes ou j’en découvrirai d’autres sans aucun doute.

Clotilde Courau, Princesse de sa voix
Mars 2012

« J’ai commencé à chanter en tant que comédienne avec « Irma la Douce » * , « Le chanteur de Mexico » ** cela fait presque 10 ans et là, avec mon répertoire, je chante depuis Septembre.

« Composes-tu tes chansons ? »
Non, pas encore. Là, je suis vraiment dans l’embryon, dans l’embryonnaire, c’est à dire que je constitue un répertoire, je rencontre du monde, je vois ce qui me correspond, ce qui ne me correspond pas, j’essaye tout ça en scène alors je fais beaucoup de 1ère parties.
Chanter, c’est tout d’un coup se mettre à nu, c’est se raconter à travers de textes d’autres, d’interprètes, savoir exactement ce dont on a envie, et pourquoi on vient sur scène en chansons.

« Quel est l’accueil de ton public ? »
Ce n’est pas mon public puisque je suis en 1ère partie.
Donc, ils ne sont pas au courant de ce que je fais.
Je ne suis jamais sortie de scène sans avoir été applaudie.
A ce niveau-là, il n’y a pas de mauvaises surprises.
Non seulement les gens ne savent pas que je fais la première partie, souvent, parce que je ne suis pas annoncée et ensuite, ne connaissent rien ni à ma voix ni à ce que je chante.
Donc pour moi la musique, c’est vraiment à un moment donné faire le tri de tout ce que je peux être, et de tous mes voyages de toutes mes vies entre guillemets, et de vouloir vraiment raconter quelque chose au travers de la musique. Et de dire : « Voilà, j’ai joué ça, et ça et ça, je peux à travers les médias, et c’est pour ça que j’aime beaucoup le Twitter, parce que vraiment au travers de mes photos que j’envoie sur Twitter, au travers de mes messages, du coup les gens ne sont pas derrière un média, avec une manière de parler, un moment donné sur un sujet, mais vont avoir une interaction directement avec ma personnalité qui est effectivement complexe, mais en même temps extrêmement simple, mais qui a les 2 en même temps.

Je suis tellement heureuse sur scène, même si c’est difficile, pas d’être sur scène mais de trouver son univers musical.
Pour le moment, je suis complètement obsédée par cette chose-là. Complètement ! »
Clotilde Courau par Dominique Planche


> Les Transeuropéennes

http://www.Clotilde-Courau.com
Twitter : @courauclotilde

* En 2000, Jérôme Savary en fait une nouvelle mise en scène au théâtre national de Chaillot puis à l’Opéra-Comique avec Clotilde Courau (Irma), Arnaud Giovaninetti (Nestor), Patrice Bornand (Dudu), Patrick Rocca, Pierre Jacquemont, Patrice Leroy, Denis Brandon et Frédéric Longbois (source wikipedia)

**En 2006, Au Théatre du Chatelet Le casting de cette nouvelle production réunit jeunes chanteurs et célébrités, dont les actrices Clotilde Courau et Rossy de Palma, mais aussi Jean Benguigui. Pour interpréter le rôle de Vincent, le personnage qui devient selon l’intrigue la vedette de l’opérette, alternent deux jeunes chanteurs : l’Espagnol Ismaël Jordi et le Français Mathieu Abelli. (source cityvox.fr)

> Article dans JaivulesEtoiles.com

[nggallery id=41]Link of this article : clotildecourau.la-parizienne.com

March, 2012.

On March the 23rd 2012, I have an appointment with Clotilde at the Hôtel Intercontinental, rue Scribe in Paris.
She’s in her room, where I meet her.
From the outset, she asks me not to film her face on, because of a fever sore that bothers her.
We’ll do the interview in profile and when she starts being completely in what she’s telling me, she forgets she doesn’t want to be full face.
I like to look at her, feline, delicate and so strong !
On March the 28th 2012, I have an appointment in Rouen, at the Sillon precisely, in the little town of Grand Couronne where, as the godmother of the “Transeuropeans”, she sings on her own, accompagnied by her team (Clément with the guitar, Pity with the piano, Dakou with the drums, Camille doing the sound and Eric-Michel Lafon, her friend and manager).
Today, when I see the videos and the photos I took, I realize how obvious it is that Clotilde Courau has a multi-personnality.
A pro, a mother, a princess, a femme fatale, a child woman, delicate, fearsome and a singer.
I can’t think of other sides or I will no doubt discover others.

Here is the interviewx of Clotilde who tells us about her musical adventure : her obsession.
“I started singing as a comedian in “Irma la Douce” * nad “ Le chanteur de Mexico” **, almost 10 years ago and with my repertoire, I sing since September.

“Do you compose your songs ?”

No, not yet. For the time being, I am truly in the embryo, in the embryonic, that is to say that I make up a repertoire, I meet people, I see what suits me and what doesn’t, I try all this on stage, that’s why I play a lot of first parts.
Singing is laying yourself bare all of a sudden, it is telling, through others’ texts, other interprets, knowing exactly what you feel like, and why you come on stage with songs.

“How does your audience receive you ?”
They are not my audience since I play the first part.
Therefore, they are not aware of what I do.
I have never left the stage without being applauded.
At that level, there can’t be bad surprises.
People not only have often no idea that I play the first part, because I am not announced but they also know nothing about my voice or about what I sing.
Thus, as far as I’m concerned, music is really, at a certain stage, sorting out from everything I can be, from all my journeys, from all my lives in quotes, and willing to truly tell something through music, to others.
And saying : “Here you are, I played this, and this, and this, I can do it through medias and that’s why I really like Twitter because through the photos I send through Twitter, through my messages, as a result, people are not hidden behind a media, with a way of expressing themselves on a matter at a given time, but will directly have an interaction with my personality that is indeed complex, but at the same time extremely simple, having both sides at the same time.
I feel so happy on stage, even if it’s difficult, not to be on stage, but to find my musical universe.
For the time being, I am fully obsessed by this thing. Completely !
Clotilde Courau, by Dominique Planche


> Les Transeuropéennes

http://www.Clotilde-Courau.com
Twitter : @courauclotilde

* In 2000, Jérôme Savary makes a new direction of it at he theatre national de Chaillot then at the Opéra-Comique with Clotilde Courau (Irma), Arnaud Giovanetti (Nestor), Patrice Broand (Dudu), Patrick Rocca, Pierre Jacquemont, Patrice Leroy, Denis Brandon and Frédéric Longbois (wikipedia source).
** In 2006, at the Théâtre du Chatelet, the casting of this new production gathers young singers and celebrities, among which the actresses Clotilde Courau and Rossy de Palma, but also Jean Benguigui. To interpret the part of Vincent, the character who, according to the plot, becomes the star of the operetta, two young singers alternate : the Spanish Ismaël Jordi and the French Matthieu Abelli. (cityvox.fr source)

Translation : P.L.

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